Contrôle technique
Contrôle technique : ce que change une défaillance mineure, majeure ou critique
Sécurité d’abord
Défaillance critique : danger direct et immédiat, comme une roue sans freinage ou la corde d'un pneu visible. Ne reprends pas la route avec : le contrôle ne vaut que le jour même. Fais réparer d'abord.
L’essentiel
Au contrôle technique, une défaillance mineure n'a pas de suite : sans majeure ni critique, le résultat reste favorable. Une majeure donne un résultat défavorable (S) : contre-visite dans les 2 mois, contrôle valable 2 mois. Une critique, danger direct et immédiat, donne un résultat R : contre-visite dans les 2 mois et contrôle valable le jour même seulement. En 2025, 18,92 % des contrôles de voitures ont abouti à une contre-visite (UTAC-OTC).
- des contrôles périodiques de voitures suivis d'une contre-visite en 2025 (UTAC-OTC)
- 18,92 %
- des contrôles de voitures conclus par une défaillance critique en 2025
- 0,68 %
- vérifiés sur une voiture selon Service-Public ; 152 selon le bilan UTAC-OTC
- 133 points
- des véhicules contrôlés en 2025 ressortis sans aucune défaillance
- 10,31 %
Mis à jour le · sources relues le 5 novembre 2026 · notre méthode
Mineure, majeure ou critique : qu’est-ce qui change pour toi ?
L’arrêté du 18 juin 1991 range chaque défaut dans l’un de trois niveaux. Le plus grave fixe le résultat.
| Niveau le plus grave | Résultat | Contre-visite | Le contrôle vaut |
|---|---|---|---|
| Mineure, ou aucune | A, favorable | Non | 2 ans |
| Majeure | S, défavorable | Dans les 2 mois | 2 mois |
| Critique | R, défavorable | Dans les 2 mois | Le jour même |
Mineure. Pour Service-Public, elle n’a aucune conséquence sur la sécurité ni sur l’environnement. Service-Public décrit ailleurs le résultat favorable par « aucune défaillance constatée » ; l’arrêté le définit par l’absence de majeure et de critique, et c’est lui qui fait foi.
Majeure. Elle peut compromettre la sécurité de la voiture, nuire à l’environnement ou mettre en danger les autres usagers. Tu as 2 mois pour réparer et repasser.
Critique. L’arrêté la définit comme un danger direct et immédiat pour la sécurité routière, ou une atteinte grave à l’environnement. Le délai de contre-visite est le même, mais le contrôle ne vaut que pour le jour où il a été passé : dès le lendemain, la voiture n’est plus en règle. Le déroulé de la seconde visite est sur la page contre-visite.
Combien de points le contrôleur vérifie-t-il ?
Trois chiffres circulent, dont un est un comptage de notre part, et ils ne comptent pas la même chose.
- 133 points, selon Service-Public (page vérifiée le 1er janvier 2026), pour une voiture. Ils couvrent neuf fonctions, de l’identification aux nuisances (pollution, bruit).
- 152 points et 665 défaillances, selon le bilan de l’UTAC-OTC publié en janvier 2026, au 31 décembre 2025. Ce total porte sur 13 fonctions : les quatre en plus ne visent que les véhicules de dépannage, de transport sanitaire, d’auto-école, et les taxis et VTC. Parmi ces 665 défaillances, 360 majeures et 129 critiques entraînent une contre-visite.
- 153 points et 674 défaillances, d’après notre comptage de la table publiée par l’UTAC-OTC le 10 septembre 2026 : 180 mineures, 364 majeures, 130 critiques. Le point ajouté est celui des rappels graves, en vigueur depuis le 1er janvier 2026.
Pour une voiture de particulier, le chiffre de Service-Public est le bon repère. Les deux autres incluent des véhicules spéciaux.
À quoi ressemble une défaillance critique ?
La table officielle est précise. Le ministère chargé des Transports met lui-même en avant l’absence de freinage sur une ou plusieurs roues, les rétroviseurs manquants et les feux stop inexistants.
| Fonction | Exemple classé critique |
|---|---|
| Freinage | Aucun freinage sur une ou plusieurs roues |
| Freinage | Plaquettes usées, marque minimale invisible |
| Freinage | Plus de liquide de frein visible |
| Pneus | Corde visible ou endommagée |
| Feux | Aucun feu stop ne fonctionne |
| Visibilité | Plus d’un rétroviseur obligatoire manquant |
| Carrosserie | Portière qui peut s’ouvrir seule |
| Incendie | Fuite de carburant |
Depuis le 1er janvier 2026, un rappel « stop drive » non réparé rejoint cette liste : le détail est dans ce qui change au contrôle technique.
Freins, pneus, visibilité, carburant : ces défauts ne se gardent pas jusqu’à la contre-visite. La réparation passe avant le prochain trajet.
Pourquoi les voitures partent-elles en contre-visite ?
Le bilan 2025 de l’UTAC-OTC porte sur 27 611 997 contrôles de véhicules légers, dont 19 980 270 contrôles périodiques de voitures particulières. Pour ces voitures, 18,92 % des contrôles ont mené à une contre-visite (19,02 % en 2024) : 18,24 % pour une majeure, 0,68 % pour une critique. Le même bilan donne 10,31 % de véhicules sans aucune des défaillances de la nomenclature.
| Fonction en cause (bilan 2025) | Part des contrôles périodiques |
|---|---|
| Essieux, roues, pneus, suspension | 10,49 % |
| Feux et équipements électriques | 8,93 % |
| Nuisances (pollution, bruit) | 6,50 % |
| Freinage | 5,25 % |
| Autre matériel | 2,02 % |
| Identification | 1,07 % |
Un même contrôle peut compter dans plusieurs lignes. Côté critiques, la corde de pneu visible arrive en tête (0,24 %), devant les plaquettes usées au-delà de la marque (0,08 %), le frein de stationnement sous la moitié de l’efficacité exigée (0,07 %) et l’absence de tout feu stop (0,06 %). Les défauts majeurs les plus courants, et la façon de les repérer toi-même, sont dans la liste des points à vérifier avant le contrôle.
Pas d’accord avec le résultat ?
Les voies de recours sont affichées dans le centre qui a délivré le procès-verbal. Note-les avant de repartir. Rien ne t’oblige non plus à revenir au même endroit : la contre-visite peut se faire dans un autre centre agréé.
Les sources
- Arrêté du 18 juin 1991, article 7, version consolidée publiée par l'UTAC-OTC (rév. 28c, applicable au 1er mars 2026) — Les défaillances critiques constituent un danger direct et immédiat pour la sécurité routière ou ont une incidence grave sur l'environnement. Le résultat est favorable (A) en l'absence de défaillance majeure et critique. Tout résultat défavorable impose une contre-visite dans les deux mois.
- Service-Public, « Contrôle technique d'une voiture (catégorie M1) » (vérifié le 1er janvier 2026) — 133 points de contrôle sur neuf fonctions. Mineure sans conséquence sur la sécurité ni l'environnement. Résultats A, S et R. Validité de 2 mois après une majeure, limitée au jour du contrôle après une critique. Voies de recours affichées dans le centre. Amende forfaitaire de 135 €, jusqu'à 750 €, immobilisation et fourrière possibles.
- UTAC-OTC, « Bilan 2025 — Véhicules légers » (UTAC – OTC_26-01) (janvier 2026) — 13 fonctions, 152 points, 665 défaillances au 31 décembre 2025. 27 611 997 contrôles en 2025. Voitures particulières : 18,92 % de contre-visites (18,24 % majeures, 0,68 % critiques). 10,31 % sans défaillance. Taux par fonction, défaillances les plus fréquentes, écarts entre départements.
- UTAC-OTC, table des défaillances (directive 2014/45/UE) (datée du 10 septembre 2026) — Liste des points et des défaillances avec leur niveau. Critiques, par exemple : freinage inexistant sur une ou plusieurs roues, corde visible ou endommagée, aucun feu stop, plus d'un rétroviseur obligatoire manquant, fuite de carburant. Comptage CarVital : 153 points, 674 défaillances.
- Ministère chargé des Transports, « Contrôle technique : ce qui change pour mieux protéger les automobilistes » (publié le 8 décembre 2025) — Exemples de défaillances critiques retenus par le ministère : absence de freinage sur une ou plusieurs roues, rétroviseurs manquants, feux stop inexistants.
Sources relues le 5 novembre 2026. Le texte est celui de CarVital. Ta notice et le constructeur restent la référence pour ta voiture ; en cas de doute sur la sécurité, fais-la voir par un professionnel.
Questions fréquentes
Une défaillance mineure au contrôle technique oblige-t-elle à revenir ?
Non. L'arrêté du 18 juin 1991 rend le résultat favorable dès qu'il n'y a ni défaillance majeure ni défaillance critique. Les mineures n'imposent pas de contre-visite, et le contrôle vaut 2 ans.
Combien de points vérifie le contrôle technique d'une voiture ?
Service-Public annonce 133 points pour une voiture (page vérifiée le 1er janvier 2026). Le bilan de l'UTAC-OTC compte 152 points et 665 défaillances au 31 décembre 2025, mais sur 13 fonctions dont 4 réservées à des véhicules spéciaux (dépannage, transport sanitaire, auto-école, taxis et VTC). La table de l'UTAC-OTC du 10 septembre 2026 en contient 153 d'après notre comptage, avec le nouveau point sur les rappels graves.
Peut-on encore rouler après une défaillance critique au contrôle technique ?
Le contrôle n'est valable que le jour même, d'après Service-Public. Dès le lendemain, la voiture n'a plus de contrôle valide : amende forfaitaire de 135 € (750 € au plus), immobilisation et fourrière possibles. Une critique est un danger direct et immédiat : fais réparer, puis passe la contre-visite dans les 2 mois.
Que signifient les lettres A, S et R sur un procès-verbal de contrôle technique ?
A veut dire favorable : aucune défaillance majeure ni critique. S veut dire défavorable pour au moins une défaillance majeure. R veut dire défavorable pour au moins une défaillance critique. S et R imposent tous deux une contre-visite dans les 2 mois.
Quelle est la défaillance critique la plus fréquente au contrôle technique ?
La corde de pneu visible ou endommagée : 0,24 % des contrôles périodiques en 2025, selon le bilan de l'UTAC-OTC. Suivent les plaquettes usées au-delà de la marque minimale (0,08 %), un frein de stationnement sous la moitié de l'efficacité exigée (0,07 %) et l'absence de tout feu stop (0,06 %).
Où contester le résultat d'un contrôle technique ?
Service-Public indique que les voies de recours sont affichées dans le centre qui a délivré le procès-verbal. Relève-les sur place. Tu peux aussi faire la contre-visite dans un autre centre agréé que celui du premier contrôle.
Quelle part des voitures part en contre-visite au contrôle technique ?
18,92 % des contrôles périodiques de voitures particulières en 2025, contre 19,02 % en 2024, d'après l'UTAC-OTC : 18,24 % pour une défaillance majeure et 0,68 % pour une critique. Le taux va de 9,78 % dans le Val-d'Oise à 27,65 % en Ille-et-Vilaine.